
Le sel
sous le vent de l'Algarve
Michel Butor / Thérèse Joly
texte et photographies
beau livre
ISBN 2-87661-387-5
104 pages, 20 x 30 cm, 29 €
disponible en librairie
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Michel Butor

Thérèse Joly

La danse du sel
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Le sel. Sous le vent de l’Algarve est un ouvrage très rare, véritable livre d’artiste, cependant destiné à un large public.
D’un format 20 x 30 cm, il comporte 34 photographies originales de Thérèse Joly, tirées en bichromie, et imprimées en hors-texte sur un très beau papier permanent. Ces superbes photographies constituent un parcours à ciel ouvert dans les anciennes salines de l’Algarve, au sud du Portugal. Chacune d’elles est accompagnée d’un texte inédit de Michel Butor.
Rappelons que l’année 2006 a celèbré, en France, aux Etats-Unis, et dans plusieurs pays comme le Portugal, le 80ème anniversaire du grand écrivain Michel Butor, dont nombre de livres sont traduits dans le monde entier.
Du sel et des hommes
La côte sud de la Péninsule Ibérique, l'ancienne "orla maritima" des romains est encore aujourd'hui une des régions d'Europe où le temps présent et le temps passé se combinent (malgré l'invasion touristique) pour créer une atmosphère irréelle de temps suspendu dans son propre temps.
Pour le voyageur qui arrive au sud du Portugal par avion à Faro, la vue aérienne des salines géométriques, de forme carrée ou rectangulaire, est un spectacle inoubliable, même si il dure une minute ou deux.
Au sol, c'est une autre affaire. Un paysage comme un labyrinthe, quelquefois à perte de vue et qui au coucher du soleil peut nous rappeler la peinture métaphysique d'un Giorgio de Chirico, habitat permanent d'oiseaux rares et aussi, pendant la saison, de travailleurs du sel.
C'est ce monde entre le naturel et l'artificiel que Thérèse Joly a lentement découvert pendant ses visites au "Sotavento" de l'Algarve. Avec un oeil d'aigle elle a photographié de simples détails dépourvus de références, et les hommes travaillant le sel avec des techniques qui ont peu changé depuis les temps anciens.
Le sel était dans l'antiquité non seulement un produit pour la cuisine et la conservation des aliments, mais il était aussi employé comme monnaie d'échange. Il a donné son origine au mot "salarius" qui est devenu le salaire de notre temps. Aujourd'hui on peut voir encore en Algarve des techniques de travail pas très différentes de celles d'il y a deux mille ans. Et c'est à Tavira, une très ancienne ville, qu'on peut encore voir la prodution de la "for de sal", la fleur du sel.
Thérèse est partie à la découverte de ce monde, si près de nous mais souvent totalement ignoré, et avec son intuition poétique nous a dévoilé la profonde relation entre l'homme, l'eau et le sel.
Bartolomeu dos Santos, célèbre graveur portugais
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