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Midi pile. Arrêt sur le sucre des sommets. Cailloux dormant ici et là. Et tout autour : collines, prairies, champs fertiles, ciel qui environne tout avec mille variations, mille changements.
Il n’est plus question de se donner le change, une fois encore, mais littéralement de passer ou de périr.
Et du seuil, jeter un regard sur l’abîme.
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Là, dans les vallées creuses, des ombres agiles coupent l’armoise, brûlent les broussailles au son des tambourins de terre cuite.
Sur les étages, les églises peintes et les montagnes argentées s’exposent aux furies du ciel.
Mais le vent faiblit, des flaques d’herbe masquent l’horizon, des navires laissent tomber l’ancre dans les eaux calmes, des hyènes glapissent, nichées sous les momies des rois.
Une nature morte s’enfonce dans des yeux baignés de sommeil.
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Le reste de la route, du temps, du siècle , repos et silence. Et qui trouve s’étonne et qui s’étonne trouve le repos et le silence.
Dans le souffle des yeux. Dans ce coin du ciel où tout converge. Son propre coeur dans le coeur des choses. Dans d’autres villes, d’autres forêts.
Sans aucun dieu, aucun temple, aucun tombeau.
Et là, le feu brille sans arrêt dans un vase de bronze.
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En route toujours, sur ses hautes bottines, protégeant les troupeaux, vomissant des flammes sur les amazones, entassant montagne sur montagne.
Ce sont des fétiches, des dieux à têtes animales dressés sur l’écume, des océans qui s’étourdissent en oubliant leur nom.
Un vase se brise dans la mâchoire des apôtres, un feu s’allume sur les pierreries tandis que des chiens parcourent la nuit sans croire à l’aube.
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S’évadant du monde où l’on piétine, des pétales flottent dans l’épouvante, des bêtes blessées se dégagent des neiges, des orages mangent le ciel aux vitres qui changent , là,
dans l’entour, sans déluge ni morsure.
Des lacs se mettent à bouillir, des danseurs sur la houle arrachent des herbes mortes. Une rose rouge s’incline vers le coeur.