La poésie que Pascal Boulanger écrit est avant tout un désapprentissage qui accueille et s'ouvre au hasard, à l'artifice et à la circonstance. Un fond de nuit et d'épiphanies, à l'image des pensées et des actes qui surgissent dans sa propre vie.
Dans Jongleur, chaque pli de la phrase et du vers inonde l'horizon et occupe un espace où le divin de l'homme se loge au coeur même des choses.
Cette écriture, aux accents parfois autobiographiques mais jamais subjectifs, est comme suspendue à un hors-monde au sein du monde.
Elle distend les enclos du temps et de l'espace, capture des rêves et écoute la parole d'un passé et d'un futur lointains. Une manière singulière d'explorer les voix de l'inconnu et les voix du sens.
Et de se confronter à «l'histoire monumentale» des êtres.
