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Né le 29 juillet 1874 à Münster en Westphalie, dans un milieu modeste, August Stramm fit carrière dans l’administration centrale des postes et dans l’armée. Il écrit un certain nombre de poèmes qu’il a l’intention de regrouper dans un recueil, Le cercle, et les pièces Sancta Suzanna, Rudimentaire, La fiancée des landes. Aucun éditeur ou journal n’accepte ces textes, avant qu’il ne s’adresse, fin 1913, à Herwarth Walden, le directeur de la revue et de la galerie d’art “Der Sturm”, dont il devient l’ami. Il écrit ensuite l’ensemble des poèmes du recueil Toi, le long poème L’humanité, le monologue intérieur Le dernier et les pièces Éveil et Forces (toutes ces oeuvres paraîtront dans la revue “Der Sturm”, puis sous forme de livres édités par Walden).
La diversité des tons et des formes, et surtout la fulgurante évolution parcourue dans les derniers mois qui précèdent la guerre mondiale font de cet homme de presque quarante ans un cas unique dans la littérature universelle.
Lorsque la guerre éclate, le capitaine Stramm est mobilisé dès le 2 août et engagé sur le front ouest. Dans un premier temps, l’horreur de la guerre ne lui permet pas d’écrire. Dès novembre, il se met à griffonner des poèmes (plus tard recueillis sous le titre Gouttes de sang et Souffrance de l’univers) et il écrit, dans le train qui le ramène le 22 janvier 1915 au front après un congé, le drame cosmique Destinée. À la mi-avril, il est envoyé sur le front oriental et tombe le 2 septembre sur le front russe, comme dernier homme de son bataillon. Inhumée d’abord au cimetière juif de Horodec, sa dépouille sera transférée en 1928 à Berlin-Stahndorf.
Ses Pièces écrites en éxil et Pièces écrites au pénitentier ont été publiées chez Comp'Act en 2004. |
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